Le monde est Un.

Tout découle de la Source, et la Source est en toutes choses.

Tout ce que nous souhaitons est en nous, et le manifester ne consiste pas à demander ou à attirer quelque chose d’extérieur, mais à réveiller ce qui est en dormance en nous-mêmes. Car Tout nous appartient à l’origine.

Ainsi pour créer ce que nous désirons, il s’agit plutôt de cocher la case « Activer / Désactiver » d’un programme qui est en nous, que de fabriquer plus ou moins laborieusement ce qui n’existe pas encore, ou d’obtenir ce qui est rangé dans les étagères de l’univers, très loin quelque part dans ses caves, et à condition que le gardien veuille bien nous en donner l’accès, ou que nous ayons la carte, les clés, l’autorisation, etc.

Nous passons notre temps en bataillant, à chercher ces réalisations, ces biens, ces situations de vie que nous souhaitons, ne pensant qu’à leur absence et leur manque – ce qui le perpétue –, espérant parvenir à les mériter un jour, comme une récompense à notre bonne conduite. Nous marchandons avec un pouvoir extérieur plus ou moins défini pour lui soutirer ce que nous désirons.

Le premier obstacle à la réalisation de nos rêves est que nous sommes conditionnés à penser que leur contenu est à l’extérieur, qu’il n’est pas à l’intérieur. Pourtant, si nous les rêvons, c’est bien que nous portons en nous ce qu’ils décrivent, que nous avons connaissance de leur contenu, ainsi celui-ci est en nous et nous appartient déjà.

Alors avant de prier, supplier, réclamer, quémander, attirer, visualiser, soupirer, si nous changions notre regard et nous disions :

« Mais je possède déjà cette abondance que je souhaite, j’ai l’air, la lumière qui m’inonde, l’eau qui court dans les fontaines, la joie de découvrir, le bonheur de bouger, la liberté de rêver, là est mon abondance !

En reconnaissant cette abondance inépuisable, je lui permets de se manifester sous toutes ses formes pour se répandre, sous toutes les formes que je connais, la joie, l’amour, l’argent, la créativité, la passion de vivre ! Et toutes celles que je n’ai pas encore imaginées.

En lui disant « merci », je valide ce flux par la gratitude et je le fais ruisseler en moi, dans le monde que je suis, avec ses occupants, ses histoires, ses systèmes. Ainsi l’abondance qui est déjà en moi se manifeste pour mon plus grand plaisir et je la partage dans ce monde qui est Un, et dont je suis partie prenante et reliée. »