Je peux le vivre autrement. Tout. TOUT !

Je peux le vivre autrement.
Je peux changer chacune de mes habitudes. Rien ne me contraint.

Oui, je les ai mises en place pour me faciliter la vie, la gestion du quotidien. Pour faire face à mes peurs, pour me protéger. Pour survivre à des situations insupportables. Pour survivre tout simplement, en faisant la part du feu.

Pour atteindre des objectifs. Pour m’épanouir. Pour créer, pour partager.

J'ai développé des stratégies. Des raccourcis, parfois bancals, parfois des coups de génie.

J’ai construit des schémas et des définitions qui sont devenus moi. Des recours, des ressources. Quand il se passe ça, je fais ça. Ici, je maîtrise. Là, oh ça ne marche pas, alors je disjoncte. Donc je vais aller sur « ici », mais pour « là », je vais éviter, esquiver, fuir. Quoi ? Que dites-vous ? Je n’entends pas. Non, ça ne m’intéresse pas. Je ne vois pas de quoi vous parlez. Ce « là » ne fait pas partie de mon univers.
Sensibilité, vulnérabilité, se mettre en danger ? Hum, pas trop, juste un peu, pour dire que je suis capable de sortir de ma zone de confort. En fait je crée des zones de « risques acceptables », eux-mêmes soigneusement prémunis de garde-fous, de plans B. Mais les zones d’inconnu absolu, je n’y vais pas.

Ça fonctionne, c’est efficace. Je peux même aboutir de belles créations, prospérer, profiter de la vie. Etre une belle personne, appréciée, reconnue, réussie.

Et pourtant !

Ahhh ! Tout cela n’est que carcan. Tout cela m’enferme. Ce n’est pas moi !
Où suis-je là-dedans ? Qui suis-je dans ce masque, peut-être parfait, encore que, mais quelque part irréel ?

Mon moi n’est pas cela. Je ne suis pas cela.

Alors voilà.

Aujourd’hui je fais le choix.

De le vivre autrement.

LE VIVRE AUTREMENT.

Le vivre comment ?
Peu importe.
Je ne sais pas, le vivre en improvisant, en inventant. Jamais deux fois pareil. Pas de stratégie.
Attention, ceci est encore une règle, une stratégie dans la non-stratégie, alors l’option est de regarder chaque situation et de laisser venir la réponse, non pas de mon expérience, non pas de ce qui se fait, mais de ce que quelque chose en moi invente.
Quelque chose au-delà du connu, quelque chose qui parle avec une petite voix, discrète et fluette, mais insistante quand je porte mon attention sur elle. Une voix dépourvue d’ambiguïté.

Regarder chaque situation en me disant : que me propose cet événement ? Quel potentiel y a-t-il là-dedans ? A quoi m’invite-t-il ? Quoi de neuf ici ?

Il y a toujours quelque chose d’intéressant à faire qui soit novateur, jamais vécu, jamais expérimenté, dans toute situation. C’est de cette façon-là que je vais choisir de le vivre dorénavant.

En choisissant une voie excitante, différente de ce que j’aurais fait auparavant, mais pas forcément non plus, pas systématiquement. Comme si je venais de naître, sans karma, sans généalogie, sans transmission. Sans mémoire. Sans repères. Sans références.
Dans la liberté infinie de tous les potentiels.
Faire le choix de la plus haute énergie à chaque instant. Pas de la plus commode (mais plus je joue à ça, plus les choix sont simples et faciles, et tout se passe comme sur des roulettes, grâce aux synchronicités).
Ainsi je vais apprendre dans toute situation, découvrir, entrer dans une nouvelle réalité.

Loin des masques et des fabrications artificielles, c’est mon être réel qui parle et qui agit. Je vais enfin me rencontrer moi-même ! Non pas savoir qui je suis, car je suis en recréation perpétuelle. Mais rencontrer ce qui est à l’œuvre au cœur de moi-même.

Mon propre être n’a pas de limite. Il peut revêtir toutes les identités qu’il souhaite. Je ne suis pas ceci ou cela, je suis, juste « je suis », sans attribut autre que l’illimité.
Sans définition.

Je suis.

Au-delà de la créature, le créateur.

Au-delà de l’humain, le divin.

Je suis tout à la fois. Moi, mes masques, mes identités, mais aussi le souffle de l’univers, sa respiration, ce qui est à l’origine des temps et des manifestations, ce à quoi tout revient, quelque chose d’incommensurable.

Rien ne me contraint.

Dorénavant, ma politique sera celle-ci : «  Je peux le vivre autrement ».

Je le peux, je ne dois pas. Je fais comme je veux. Mais je peux.
J’ai le choix, tous les choix.
Et quand je suis mal ou perplexe dans une situation, alors « je peux le vivre autrement ».

Quand j’ai un projet, un désir, une volonté, « je peux le vivre autrement ».

Dorénavant, je le vis autrement.